mardi 9 janvier 2018

Bonne année !

"Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité."
                                                   
                                                        St. Exupéry
 

dimanche 17 décembre 2017

En avant les montagnes !


Merci à Up (et surtout à Charles Perrin) pour ces petites cartes de visite qui... me ressemblent !

Une nouvelle aventure ! Alors si l'envie vous en dit (et si vous avez le courage de me supporter !), faites signe, on trouvera certainement de quoi s'amuser !





jeudi 14 décembre 2017

Cassage de bras !


De passage en Haute Savoie le temps d'un week end... Des journées bien remplies... L'occasion de passer de bons moments, de voir un peu les copains, de tirer sur les bras, de se geler les orteils et de voir si mon nouveau tour tourne bien rond ! 













... Silence ça tourne !



jeudi 7 décembre 2017

EPAF les retrouvailles !

Quand 8 filles se retrouvent à 23h30, ça papote beaucoup et ça dort peu ! 
Bilan : on se couche assez tard, on ne se lève pas très tôt et comme au petit déj', il y a encore tellement de choses à se dire, il est 10h passé quand on décolle ! Il faut donc prévoir un plan A, B , C et pourquoi pas un plan D suivant la quantité d'histoires qu'il y a à se raconter... Nous écartons donc l'idée de nous lancer dans des voies trop longues  !

Cela faisait des mois que nous ne nous étions pas retrouvées aussi nombreuses et ce ne sont pas les sujets de conversation qui manquent ! C'est un doux mélange de "TV Mountain", des "Feux de l'amour" et de l’émission "Les maternelles"...
Il faut dire qu'on a parmi nous deux revenantes et que l'on compte depuis le printemps deux p'tits nouveaux arrivants à l'EPAF : une jolie petite fleur et un chouette p'tit mec ! 

Désormais entre deux bières à l'apéro, on a droit à un petit skype avec Mister Gabin (7 mois !), des news en direct live de Léa (6mois) sans oublier une vision conférence avec notre Nadiuska préférée qui n'a pu s'absenter du boulot pour se joindre à nous !


Samedi nous nous échauffons donc dans de "petites" grandes voies à la "Paret Bucolica". Les filles partent dans "Terra de dinosauris" et les zamoureux s'élancent dans la "via de l'Ester"...
Comme nous sommes trois filles indécises et que nous ne savons pas trop quoi faire, nous optons pour "Que farem ?*" 
(*Que ferons-nous ? en catalan)

Ce n'est pas la voie du siècle, ni même celle de l'année mais ce sera quand même celle de la journée  ! Cela permettra de passer un bon moment au soleil sur du caillou plutôt joli avec les copinettes !


De belles strates offrent des passages assez blocs avant de ne plus rien offrir du tout dans la longueur d'Ae... 7c+ pour ne pas dire 8 quelque chose ! 
En milieu d'après midi, nous gagnons le haut de la paroi avant de redescendre tranquillement par la vire qui nous ramène au pied de la voie. Deux ou trois gamelles plus tard, nous rejoignons le reste de l'équipe et les voitures.

La bonne nouvelle c'est que ces petites balades verticales ont coupé l'envie aux filles d'aller skier ce soir à la frontale ! Ouf, sauvée !
Exceptionnellement, je vais pouvoir passer une soirée dans une maison chauffée, aussi je m'en réjouis d'avance !!

Nous troquons donc skis et bâtons pour couteaux et fourchettes et passons la soirée chez Nadia. La fée du logis a mis les petits plats dans les grands et surtout plein de bonnes choses dedans ! Il faut dire qu'elle a un assistant de choix... Le seul garçon à l'horizon, quel courage !

Le lendemain, le réveil est bien plus matinal que la veille. Nous prenons tous la direction de la Serra de San Joan de Montanisell. 
Tereza et Anabelle partent se botter les fesses dans "Dismi", Nadia et Jorge partent roucouler dans la "Montfort" (ça me fait sourire !"), pendant que Céline et Mélanie (la cordée des mamans) vont discuter couches et biberons dans "Tamariu" (qu'elles ne trouveront d'ailleurs jamais !)
On ne change pas une équipe qui gagne, c'est à nouveau la Guapita et Camillette qui vont me supporter toute la journée !

Cette fois, en bonnes filles intelligentes, nous optons pour "Rucs* on the rocs" (*Ânes en Catalan). 



Une sacrée bonne idée puisque nous découvrons une voie splendide !
Le caillou est parfait, le style varié, toutes les longueurs sont belles... Bref, rien n'est à jeter !




C'est tellement beau, qu'on en oublierait presque que cette voie était censée être trop dure pour nous ! 







Comme nous avons vraiment trop adoré cette voie, nous la faisons une nouvelle fois en sens inverse. Descente en rappel en sautant à peu près un relais sur deux mais en prenant garde à bien recliper quelques dégaines dans le second rappel sous peine de se retrouver pendues sans pouvoir toucher la paroi  !

De retour sur le plancher des ânes, nous avons le sourire jusqu'aux oreilles (d'âne !), râvies d'avoir parcouru ensemble une si belle voie ! 
Le pompon, c'est quand, en guise de récompense, Camille nous sort de son sac... une carotte ! Hi-haann ! 

Quelle chouette journée ! "Rucs on the rocs" est, sans aucun doute, une voie à faire que vous soyez ou non... des ânes !




Le week-end se clôture par le très  beau spectacle du soleil couchant sur la Serra de San Joan... La température qui tombe vite dès lors que nous passons à l'ombre, nous rappelle que l'hiver approche tranquillement et que la prochaine fois que nous nous retrouverons ce sera très probablement piolets aux mains !

Au bar, attablés devant un chocolat chaud puis une bière fraîche, les récits de la journée passée battent leur plein ! Aujourd'hui, il y a eu celles qui ont tout donné pour parvenir au sommet, ceux qui ont trouvé la voie du jour sans grand intêret, celles qui l'ont cherchée en vain mais ont excellé en désescalade et manips de réchappe, et puis il y a nous... heureuses d'être contentes !


lundi 27 novembre 2017

Les "Latins brothers" et la "Femme fatale"

Partir grimper du côté de Madrid et faire quelques pauses pour grimper en chemin, c'est le meilleur moyen de ne jamais quitter la Catalogne ! En allant à la Pedriza, on n'aura jamais dépassé Lleida !


Au programme : Soleil et chaleur, camion, bisous, cocas, balades, câlins, siestes, lecture, musique, cañas et claras et parfois même un peu d'escalade ! 
Trois ou quatre couennes par jour grand max (ne nous énervons pas trop !) ou bien une voie de plusieurs longueurs quand le cœur nous en dit ! (... ou quand j'insiste vraiment beaucoup !)
Bruno n'est pas en mode petit autiste de la grimpe mais comme il est vraiment très gentil : il finit toujours par dire oui ! (... à condition de lui avoir laissé faire son tour de monocycle !)


C'est comme ça, qu'un beau jour, entre deux journées de couenne et quatre journées de repos, nous nous retrouvons à Montrebei.
  


Sur la piste en terre, les couleurs d'automne mêlées aux lumières de fin de journée sur les parois laissent déjà le petit alpin en vadrouille qui m'accompagne, rêveur ! Je me tue à lui répéter que ce qu'il découvrira le lendemain sera tout aussi magique si ce n'est plus ! Je m'imagine déjà sur une belle paroi ensoleillée, surplombant le lac aux eaux émeraudes, volant de prises en prises vers le haut sur du calcaire de rêve ! Erreur !

La journée du lendemain est un gag !
Ayant eu l'info, par des copains croisés la veille sur la piste, que la seule cordée se trouvant également ici ambitionne de faire justement la même voie que nous (à moins que ce soit nous qui voulions faire la même qu'eux !), nous mettons le réveil de bonne heure pour ne pas nous gêner !


Le jour se lève à peine lorsque nous décollons du camion. Nous passons devant nos frères latins encore tout ensommeillés et prenons la direction de "Latins Brothers".
Nous trouvons facilement le pied de la voie marqué (à deux endroits différents d'ailleurs) par les lettres "LB" gravées sur le rocher. Nous sommes plutôt contents de trouver si rapidement parce que la petite photo du topo sur mon téléphone n'aurait peut-être pas été d'une grande aide ! 
Au moment de lever la tête pour observer la suite, nous découvrons qu'un gros nuage est accroché à la paroi. Le temps de tourner la tête pour se regarder et nous sommes déjà nous aussi dans le nuage, brouillard tout autour de nous !

Nous attaquons quand même pour ne pas faire attendre nos voisins qui vont débouler d'un instant à l'autre. Ça ne rate pas, je suis en train de grimper la première longueur quand on les aperçoit. Ils s'étonnent de nous voir là et sont morts de rire à l'idée qu'il n'y a probablement que deux cordées aujourd'hui en paroi de Catalogne et qu'on se bouscule tous dans la même voie ! Ni une ni deux, ils filent plus loin en se marrant ! Oufff !


Je continue à prendre de la hauteur sans vraiment voir de points communs entre les indications du topo et ce que j'ai sous les yeux. 2ème, 3ème longueur... Avec un peu d'imagination, tout peut arriver, même se mettre au taquet pour enchaîner une longueur côtée 6a (qui s'avèrera être un 7a !)... Pourquoi pas !



Nous sommes à l'ombre et Bruno se caille. On est si bas dans la paroi qu'on voit à peine le lac et la paroi d'Aragon ! Il repart en tête dans une espèce de cheminée toute poussiéreuse et encombrée de végétation en tout genre, avec en prime une sortie sur cailloux branlants !


Le pauvre... Moi qui lui avait promis un panorama de ouf et une classique pas trop dure avec du bon caillou !

Quand je le rejoins au relais, chose rare : il ronchonne un peu... 
D'un commun accord, nous admettons que nous ne sommes pas dans la voie et nous décidons de redescendre ( même si pour le coup il est un peu plus d'accord que moi !). Une fois n'est pas coutume. Nous sommes vraisemblablement trop à droite !
Deux grands rappels plus tard, nous touchons le sol et raccrochons chaussons et baudrier pour maillots et ballon rond... 
Bref, c'est le but !

Buuuuuut !

Quand les autres reviennent, je suis rouge de honte
pendant que Bruno... fait le mort !

L'après- midi au "Prado"est plutôt tranquille, sieste et lecture au soleil mais quand les deux loustics de ce matin, déjà sortis de leur voie, débarquent, on a quand même un peu honte ! Les griller au réveil pour aller se perdre et buter, c'est pas joli joli !




Le lendemain, on récidive et cette fois nous n'hésitons pas à partir bien à gauche. Maintenant, les réalités du terrain collent parfaitement au topo et vice versa ! Nous découvrons du bon caillou et des belles longueurs. Le 6a tout comme le 7a n'a rien d'extrême !




Belle longueur 7a...
Second 7a plus bloc...
Ça déroule et on se régale ! C'est ravis que nous sortons sur le plateau sommital : là, c'est vraiment super beau !


Quelques jours plus tard, nous sautons sur l'autre rive pour aller faire un petit tour en paroi d'Aragon. Jolie balade !




Nous marchons presque aussi longtemps que ce que nous grimpons mais la "Femme Fatale" valait largement le détour !



Du rocher gris, du caillou jaune, de belles dalles, des trous, des petites prises, des cubes, de la fissure fine, du dévers... sans oublier un peu de terre et des blocs qui bougent dans la dernière longueur, c'est varié et c'est beau !
En plus, on a de la compagnie au relais ! Les jeunes de l'équipe 65 sont là aussi. Entre deux longueurs, on papote et on rigole avec ceux qui nous suivent pendant que la deuxième cordée profite du "Pilier des vautours".







En début d'après-midi, nous sommes au sommet de la paroi d'Aragon.

J'ai, encore une fois, envie de lâcher un "Tu trouves pas que c'est quand même vraiment trop canon ici ?!" mais cela n'a pas le temps de passer ma bouche puisque un "J'aime vraiment beaucoup cet endroit !" arrive à mes oreilles !


Wouah ! I love mon pyrénéiste en herbe ! I love Montrebei ! 



Malheureusement, les vacances touchent déjà à leur fin mais il nous reste encore quelques heures... Profitons- en ! On engloutit tout rond 500 g d'olives et 25 churros, histoire d'être bien malades le jour de la rentrée !